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RADON

Championne du nucléaire, la France a toujours eu du mal à admettre les dangers de la radioactivité. Pour preuve le radon, un gaz radioactif naturel présent dans tous les sols, et qui s’en échappe très facilement pour s’accumuler dans l’habitat. Or il est connu pour être cancérogène par inhalation depuis 30 ans, et se classe comme deuxième cause de cancer du poumon derrière le tabac. Pourtant, tous les gouvernements ont préféré ignorer le problème du radon dans les logements, contrairement à de nombreux autres pays. La stratégie nationale vient seulement d’évoluer… sous la contrainte de la directive européenne Euratom ! Désormais, tout le monde peut savoir s’il habite une commune plus ou moins à risques. Habiter en zone 3 (risque important) accroît le risque de teneurs élevées dans son domicile, mais il existe des configurations de maisons propices à l’accumulation de radon un peu partout, y compris en zone à risque faible. Le radon étant inodore et incolore, il est indétectable. En cas de doute, le seul moyen de savoir consiste à faire une mesure. Des teneurs élevées imposent ensuite d’adopter les bons remèdes, que notre enquête détaille. Si le seuil officiel acceptable est fixé à 300 becquerels par mètre cube d’air, il ne faut pas s’en contenter. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait préconisé 100 becquerels par mètre cube d’air, et moins on respire de radon, mieux c’est.

Carte interactive de la pollution au radon : Votre commune est-elle à risque ?

 

https://www.quechoisir.org/carte-pollution-radon-n57385/

Cancérogène, le radon est un gaz radioactif naturel présent dans tous les sols, mais à des teneurs très variables. Il a une fâcheuse aptitude à s’infiltrer dans les maisons par les moindres défauts d’étanchéité du sol ou des murs, et il s’y accumule à des teneurs souvent dangereuses pour la santé. Cette carte interactive classe toutes les communes en fonction de l’intensité du risque radon. Entrez le code postal ou le nom de votre commune pour savoir si elle classée en zone 1, à risque faible, en zone 2, à risque moyen, ou en zone 3, à risque important.

Ce classement des communes s’appuie sur l’arrêté du 27 juin 2018 qui délimite les zones à potentiel radon du territoire français à l’échelon communal. Il classe toutes les communes en 3 zones différentes en fonction de la nature de leurs sols et de leur teneur en uranium, ce qui permet d’estimer leur potentiel radon.

 

COMMUNES EN ZONE 1

Il s’agit des formations géologiques pauvres en uranium, des terrains calcaires, sableux, argileux. C’est en particulier le bassin parisien et le bassin aquitain. Néanmoins, 20 % des bâtiments y présentent des teneurs en radon supérieures à 100 Bq/m3selon l’IRSN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

 

COMMUNES EN ZONE 2

Si les teneurs des sols en uranium sont faibles, des failles importantes, des sites miniers, des sources thermales, etc., peuvent provoquer des concentrations en radon élevées.

 

COMMUNES EN ZONE 3

Les sols sont notamment granitiques ou volcaniques, riches en uranium, au moins sur une partie de la commune. On y trouve le massif armoricain et le massif central, la Corse, mais pas seulement. 55 départements ont un nombre significatif de communes classées en zone 3, le risque radon y est très présent.

 

À noter

  • L’habitat est le lieu principal d’exposition au radon.
  • Certains types de bâtiments sont propices à l’accumulation de radon, quelle que soit la zone dans laquelle se situe l’habitation. En effet, il n’existe pas de sols indemnes de radon, y compris en zone 1.

 

COMMENT SAVOIR SI ON EST EXPOSÉ CHEZ SOI ?

Le radon est inodore et incolore, donc indétectable sans faire de mesure. En cas d’inquiétude, c’est en automne ou en hiver, en tout cas durant la saison de chauffe, qu’il faut le mesurer.

 

Comment se débarrasser du radon

Une fois que des mesures ont été ­effectuées et que la présence de radon a été établie, les solutions pour s’en protéger dépendent des teneurs.

 

MOINS DE 300 BQ/M3

L’idéal est de ramener les teneurs au plus bas, à moins de 100 Bq/m3. Comment ? En faisant des courants d’air toutes fenêtres ouvertes pendant 10 minutes, deux à trois fois par jour, matin et soir au minimum. Et surtout en hiver, la saison la plus propice à l’accumulation de radon en intérieur. Il faut aussi chercher toutes les entrées de radon possibles et les colmater.

 

DE 300 À 1 000 BQ/M3

Il faut aérer de la même façon que ci-dessus, vérifier l’état de la ventilation, nettoyer les entrées d’air des fenêtres et les bouches d’extraction, faire installer une VMC s’il n’y en a pas (la double flux est plus efficace que la simple). Colmater tous les défauts d’étanchéité visibles, les espaces autour des gaines et des passages de câbles, les fissures apparentes. Pour cela, il faut utiliser un mastic d’étanchéité, des joints acryliques, élastomère ou polyuréthane. À éviter, le silicone et la mousse expansive, qui se dégradent dans le temps. Il convient aussi d’isoler les boîtiers de compteurs sans oublier les joints d’étanchéité. Si l’air passe dans les prises de courant, les démonter et remplacer leur support par un boîtier isolant étanche à l’air. En cas de sous-sol, cave ou vide sanitaire, y poser un film antiradon, colmater les fissures du plafond, placer un joint d’étanchéité sur tout le pourtour de la porte d’accès. Ces actions faites, Que Choisir recommande d’analyser à nouveau les teneurs en radon avec un dosimètre. Si elles n’ont pas chuté fortement, il convient de passer à une des interventions ci-dessous.

 

AU-DELÀ DE 1 000 BQ/M3

Les teneurs de l’air intérieur en radon sont vraiment très élevées, les opérations qui précèdent sont indispensables, mais rarement suffisantes. Des interventions plus lourdes s’imposent.

 

En cas de sous-sol, de cave ou de vide sanitaire

Cet espace doit être ventilé en continu pour évacuer le radon à l’extérieur avant qu’il ne remonte dans l’espace habitable. C’est très efficace, à condition toutefois de bien s’y prendre. Pour assurer un bon balayage de tout l’espace, il faut des ouvertures (protégées par une grille) sur deux côtés opposés. Le ventilateur doit fonctionner en continu et être entretenu régulièrement. Si le garage se trouve en sous-sol, il est préférable de condamner l’accès intérieur par une porte étanche à l’air, et de n’y accéder que par l’extérieur. Si le sol de la cave ou du sous-sol est en terre battue, il faut le refaire. On pose une membrane antiradon avant de réaliser la dalle béton. 

 

Construction sur terre-plein 

Dans ce cas de figure, c’est plus compliqué et plus coûteux. Il existe deux grands procédés. 

  • Le système de dépressurisation du sol (SDS). « La dépressurisation du sol marche très bien, assure Stéphane Colle, référent national radon au Cerema Ouest. On aspire le radon sous le bâtiment et on le rejette en toiture. Mais dans l’individuel c’est compliqué, il faut casser le sol du rez-de-chaussée et le refaire étanche. C’est coûteux. » Sébastien Bodiguel, le patron de Solutions radon, qui met en œuvre ce système, relativise les travaux : « Le trou fait environ 10?cm de diamètre dans le plancher du rez-de-chaussée. On essaie de trouver un angle. On a parfois besoin de plusieurs points de captage. On installe une pompe électrique qui capte le radon et on l’évacue le plus haut possible, en toiture, par un conduit intérieur ou extérieur. »
  • La ventilation mécanique par insufflation (VMI).  « Avec la ventilation mécanique par insufflation (VMI), on insuffle l’air neuf par le toit, on le distribue dans les pièces de vie. La maison est en légère surpression, ce qui bloque la remontée du radon », explique Marc Loury, chargé d’affaires chez Neosfair, une société spécialisée en diagnostics et solutions radon. Les travaux sont moins importants que ceux de la dépressurisation du sol, mais une résistance électrique doit préchauffer l’air entrant en hiver, si bien que la VMI est antinomique avec les économies d’énergie. Cela étant, « tous les systèmes de ventilation assurent un renouvellement de l’air constant et ils sont performants vis-à-vis du radon s’ils sont bien dimensionnés et bien entretenus », précise Stéphane Colle.

 

ET DANS LE NEUF ?

Construire sur un vide sanitaire ventilé ou poser une membrane d’étanchéité antiradon sont des techniques éprouvées à l’étranger.

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